Biographie de Serge gainsbourg

Des parents unis et tendres, une sœur jumelle Liliane, deux aînés : Marcel (qui décèdera à l'âge de seize mois) et Jacqueline née un an avant lui, auraient pu faire de Lucien un enfant épanoui et heureux. C'est oublier les complexes dus à son physique et à sa timidité, mais aussi à un certain sentiment de superiorité, qui très tôt le mettront à part, à l'écart des autres... ll naît le 2 avril 1928, à Paris, de Joseph Ginsburg et d'Olia Bessman. D'origine russe, le couple a fui la révolution bolchevique de 1917 pour venir s'installer à Paris avec les difficultés que connaissent tous les immigrés... Dès leur arrivée, Joseph gagne sa vie en jouant du piano dans les cabarets. Il connaît Gershwin, Chopin, Bach, Vivaldi, sur le bout des doigts, mais pour faire vivre sa famille il joue du jazz. Fou de musique classique, fou de peinture. Il ne rate aucun concert, aucune exposition. Il intéresse ses enfants à ses passions, et Paris regorge de sorties plus intéressantes les unes que les autres..

Mais depuis sa fuite de Russie, il ne peint plus... A ses heures perdues il rejoue ses classiques, c'est ce qui fera dire à Serge : "Mes premiers souvenirs furent esthétiques et musicaux […] Voilà déjà un prélude à ma formation musicale : le piano de mon père, je l'ai entendu chaque jour de ma vie, de zéro à vingt ans. C’est très important..." Olia, est une mère, tendre et gaie, qui fait régner une douce harmonie et qui console souvent le petit Lucien lorsqu'il a reçu une correction paternelle. C’est que Joseph a parfois la cravache facile avec lui plus fréquemment qu'avec les filles. La famille habite dans le 9ème arrondissement de Paris, rue Chaptal, là, Lucien apprend le piano avec son père.En 1941, Lucien est en 5ème, il a 13 ans, Joseph, qui avait juré de ne plus jamais toucher un pinceau, l'emmène dans une académie de peinture à Montmartre, pour suivre les cours de deux vieux postimpressionnistes, Camoin, et Jean Puy. Quelques mois plus tard Lucien tombe gravement malade, il est atteint d’une péritonite tuberculeuse, mortelle à 99% à l'époque, et ne peut pas s'inscrire à la rentrée en 4ème, il faut l'envoyer à la campagne respirer le bon air, pour le soigner.

Toute la famille part dans la Sarthe à Courgenard, lui y restera plusieurs mois seul et s'occupera en faisant quelques dessins. A son retour, Joseph est allé chercher les 5 étoiles jaunes qu'ils accrocheront sans les coudre sur leurs manteaux. Se soustraire au port de l'étoile est très risqué, mais pas question pour les Ginsburg de se priver d'une sortie culturelle, Olia a donc inventé un astucieux stratagème pour les accrocher avec des épingles dissimulées, de manière à pouvoir les ôter le soir, et continuer à vivre normalement. Mais on est en 42, les grandes rafles sémites sont dans l'air, à Paris Joseph est bientôt interdit de cabaret parce que juif, il doit alors partir en province chercher du travail, Olia reste seule avec les enfants. Cette séparation va durer 18 mois à l'issue desquels toute la famille finira par se retrouver réunie à Limoges, Lucien dans un internat au collège de Saint-Léonard de Noblat, et ses sœurs cachées dans un autre pensionnat religieux. En septembre 42 il se retrouve inscrit en 3ème, sa passion pour le Dessin et la Peinture commence à grandir, fâché avec les maths, il s'intéresse au latin et découvre avec délectation le récit de la conquête des Gaules par Jules César et les Poésies de Catulle.

Il apprend l'art du sonnet, l'une des formes poétiques les plus parfaites - il s'y essayera d'ailleurs sur l’album Histoire de Melody Nelson en 1971. C'est alors que son désintérêt pour le lycée croit à mesure que grandit sa passion pour le dessin et la peinture.Les résultats scolaires de Lucien à partir de la 1ère deviennent désastreux. Ainsi, malgré la peine et la déception causée à ses parents, il ne passera jamais son bac, à 17 ans il interrompt ses études, et probablement sous la douce et ferme pression de maman Olia, il s'inscrit en Archi aux Beaux Arts... Mais au bout de deux ans, complètement largué en math, il abandonne l'archi et se consacre à la peinture. Il peint dans sa chambre mansardée, toujours à la recherche de la perfection, jamais satisfait de lui-même. Ses modèles sont Bonnard, Cézanne, André Lhote, Delacroix, Le Titien, Géricault, et surtout Courbet. Il apprécie les couleurs claires, très estompées. Sa peinture est fine et vaporeuse. Pour se faire quelques sous il gratte la guitare le samedi soir, dans les bals, les dancings, les noces, il est très influencé par Django Reinhardt. Au printemps 47, à l'académie Léger, il rencontre celle qu'il épousera en 1951, Elisabeth Levitsky.

Elle est belle sophistiquée, mannequin de mode, fille d'aristocrates russes immigrés. Le fantassin de deuxième classe Ginsburg a du mal a supporter la discipline militaire. Pour avoir fait le mur et désobéi il se retrouve en prison pendant trois mois. Cet appel sous les drapeaux en novembre 1948 lui donne l'occasion de prendre goût aux vertus décomplexantes et dés-inhibitrices de l'alcool mais il connaîtra là de grands moments de désespoir, ne supportant pas la promiscuité il songe à déserter et souffre de cet univers clos et rustique. Enfin le 14 novembre 1949 le calvaire s'achève, fin du service militaire, retour à la vie civile et à la peinture, la dèche est permanente. Il en bave, mais il est amoureux et il peint. Il reprend les concerts avec sa guitare : Il abandonne peu à peu ses pinceaux :Ses premières chansons, Serge les composera vers l'age de 22 ans quand il occupe la fonction "d'éducateur" pour les enfants juifs et les jeunes rescapés des camps nazis, au centre de Champsfleur. Venu là dans un but purement alimentaire, il se prend au jeu, fait dessiner les enfants, leur fait des tours de magie, s'occupe de la chorale, il se montre doué pour captiver les jeunes pensionnaires.

Il organise des veillées où il s'accompagne à la guitare et chante des chansons qu'il a lui-même composées. En 1952 il recommence le circuit des boites et des bals, il s'éloigne de la peinture, se fait du "blé" en coloriant des photos noir et blanc pour les entrées de cinéma (1 Franc la photo) et peint des fleurs sur les meubles anciens pour en faire de faux Louis XIII… Joseph voit tous ses espoirs s'effondrer.Pendant les vacances de Pâques 1954 il est engagé comme pianiste d'ambiance au Touquet, il verra son contrat renouvelé l'année suivante. C'est là qu'il rencontrera son futur arrangeur, Alain Goraguer. En septembre il est embauché au cabaret Madame Arthur (cabaret fameux pour ses travestis) comme pianiste et chef d'orchestre puis son père lui décroche un autre engagement au Milord l'Arsouille. Un soir, il y rencontre Boris Vian : Il ne supportait plus son prénom, mais ne voulait pas pour autant renié ses origines, finalement il opte pour "Serge" (comme Serge Diaghilev, Serge Lifar), mais il conserve une grande similitude pour son nom, dans le but plus ou moins inconscient de ne trahir ses parents qu'à demi.

Son mariage avec Elisabeth bat de l'aile, malgré sa timidité persistante et son physique peu avantageux Serge ne pense qu'aux femmes et sait les séduire. Durant l'année 56 le couple se délite, et le divorce à l'amiable sera prononcé le 9 octobre 1957. En juin 1956 la lente métamorphose en Serge Gainsbourg se concrétise par la déclaration à la SACEM de 4 titres, sous le nom de Julien Gris, qui révèlent - enfin - un talent vraiment original : Mes petites odalisques La jambe de bois Le poinçonneur des Lilas La cigale et la fourmi "Qu'on ne me confonde pas avec les autres chanteurs !" dira Serge dès ses débuts… Il compose pour Michèle Arnaud dont il est très amoureux : "Elle a été une des chances de ma vie, elle a eu l'intelligence de percevoir en moi un style nouveau." Mais elle ne retient qu'une chanson : Ronsard 58. Enfin, en décembre 57, mort de trac, poussé par Francis Claude, il monte sur la scène du Milord et chante Le poinçonneur. "C'était extraordinaire, il avait ce tremblement léger, il avait l'attitude de celui qui est en communication prophétique avec quelque chose, en fait il était en communication avec lui, pas avec le public". (Jacques Lasry).

Le 10 juin 1958, Serge enregistre en studio avec Alain Goraguer et son ensemble : La jambe de bois, Douze belles dans la peau et Le charleston des déménageurs de piano ; en juillet, il fait sa deuxième télé, invité par Jacqueline Joubert ; en septembre sort son premier 25 cm sur le verso duquel figure un texte élogieux de Marcel Aymé : […] il chante l'alcool, les filles, l'adultère, les voitures qui vont vite, la pauvreté, les métiers tristes. Ses chansons inspirées par l'expérience d'une jeunesse que la vie n'a pas favorisée, ont un accent de mélancolie, d'amertume, et souvent la dureté d'un constat. Elles se chantent sur une musique un peu avare où, selon la mode de notre temps, le souci du rythme efface la mélodie. […] Un autre supporter influent s'exprime pour la 2ème fois dans le Canard enchaîné, dans un article dithyrambique : Boris Vian. "A la parution de cet article, ma première réaction a été de prendre une gomme et de voir si mon nom pouvait s'effacer… Je l'ai fait parce que je n'en croyais pas mes yeux, j'étais un peu con !" avouera Serge. A la même époque il se lie avec Françoise-Antoinette Pancrazzi qu'il épousera en 1964 et dont il divorcera en 1966. De leur union vont naître Natacha (en 1964), et Paul en 1968, conçu pendant une brève période de réconciliation.

1959 est marquée par sa rencontre avec Boris Vian et Juliette Gréco.Elle s'intéresse à ses compositions et se trouve désignée pour lui remettre le grand prix du disque de l'Académie Charles Cros, le 14 mars. Malgré cette distinction, et l'enregistrement d'un deuxième album chez Philips, le succès se fait attendre. A partir de Mars il entame une tournée en province et en Italie, toujours avec "Opus 109", qui sera un bide complet. Ses compagnons, Brel, Béart, Simone Langlois découvriront Rome, Florence, et l'histoire de la peinture, grâce à lui, guidés par son érudition, et sa passion pour cet art "majeur". Au printemps il enregistre son 2ème album, Claqueur de doigt, avec Alain Goraguer et son orchestre. Sur la pochette, on le voit prêt à tout, avec à portée de main, un bouquet de roses et un pistolet. et le succès se fait attendre... D'autant que Boris Vian, mort brutalement en 59 à l'age de 39 ans, n'est plus là pour le défendre. Le journal La France se plaint :En septembre Gainsbourg croise Brigitte Bardot en participant au tournage du film : Voulez-vous danser avec moi ? Il avait été choisi pour son physique grâce à la pochette de son disque.

Son premier succès L'eau à la bouche sort en janvier 1960 avec 100.000 exemplaires vendus. Il n'abandonne pas pour autant le circuit des cabarets, son vieil ami Jacob Pakciarz décrit son comportement scénique avec une grande attention :Heureusement on commence à l'apercevoir à la télévision de temps en temps. L'Etonnant Serge Gainsbourg, son troisième album sort au printemps 1961. (En relisant ta lettre, Viva Villa...). Il n'a pas encore trouvé son style, n'a pas fidélisé un public contrairement à Brel ou Brassens, il est de plus en plus malheureux de chanter dans un cabaret où les gens l'écoutent distraitement tout en buvant et mangeant. D'autant qu'en plus de chanter il lit des textes de Bossuet sur scène. Son quatrième album, N°4, sort au printemps 1962 et se vend si mal, qu'il songe sérieusement à abandonner le métier. Pourtant il vient de signer une des plus belles chansons de son répertoire : La javanaise inspirée par Juliette Greco et composée pour elle après avoir passé une soirée chez elle à écouter de la musique classique, jusqu'aux aurores, et à boire de grands vins. Le lendemain elle avait reçu un magnifique bouquet d'orchidées accompagné d'un petit mot lui annonçant qu'il venait de lui écrire une chanson inspirée par cette soirée.

En novembre 62, Brigitte Bardot se lance dans la chanson et lui demande d'écrire un titre pour son premier E.P., puis un autre pour son 1er album, il lui offrira : Appareil à sous, Je me donne à qui me plait, un titre écrit sur mesure ! Plus tard il tentera de la rappeler, sans succès, elle avait changé de ligne. En fait, il souffre d'être différent, de n'appartenir ni au mouvement yéyé, symbolisé par Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Claude François, Françoise Hardy, Richard Anthony... ni au rock américain dont s'inspirent Les Chaussettes Noires ou Les Chats Sauvages. Il ne trouve pas sa place et sa maison de disque ne se prive pas de le lui dire! Philips lui reproche de ne pas être "dans le vent" s'ensuivent 6 mois de dépression pendant lesquels il ne pourra plus écrire une seule ligne. Et pourtant dans un Discorama de juin 63, Serge va ignorer cette déferlante yé-yé et reprendre confiance en lui :Amoureux, Serge doit l'être puisqu'il convole en justes noces, le 5 janvier 1964 avec une femme d'une grande beauté, Françoise Antoinette Pancrazzi, dite Béatrice.Au retour de son voyage de noces Serge entame la promo de son album charnière, au style épuré et dépouillé. Mais les ventes ne vont pas dépasser les 1.500 exemplaires.

Lassé de ne pouvoir s'adresser qu'à une élite, qu'à un public restreint, il veut à 36 ans, gagner de l'argent :Pourtant Serge reprend une série de concerts en vedette, au Milord l'Arsouille il veux être célèbre et la consécration intervient avec la chanson du gala de l'Eurovision Poupée de cire poupée de son interprétée par France Gall. Le poète maudit aux ventes confidentielles n'a plus d'état d'âme : Cette année 65 va marquer un tournant dans sa carrière, les commandes affluent de toutes parts, Michèle Arnaud, Mireille Darc,.. Les femmes en particulier le sollicitent Il poursuit ses activités cinématographiques. Et c'est en mai 1966 que France Gall chante Les sucettes, un succès qui fera couler beaucoup d'encre, et que la jeune chanteuse, chantera en toute innocence. Depuis deux ans Serge n'a plus tourné aucun film … La promiscuité des petites comédiennes lui est strictement interdite. Jalousie toujours… Séducteur infatigable à 37 ans, il étouffe. Une ultime dispute survenue à la suite du tournage d'un portrait. Après avoir évité de justesse un pot de confiture qu'elle lui avait envoyé en pleine tête, Gainsbourg raconte : "Je suis parti et dans un premier temps je suis allé dans les grands hôtels et j'ai occupé mes soirées, sans qu'il soit question d'idylles, j'insiste.

En 1966 Serge divorce de Béatrice puis se remet en ménage avec elle alors même que le divorce vient d'être prononcé. Il passe l'été 1967 à Belle-Île-en-Mer avec Béatrice et Natacha. Son nouveau super-45 tours est publié en janvier 1966, dès le mois de mars il va se retrouver en tête des hit parades, Serge obtient enfin le succès et bénéficie du coup d'une certaine idolâtrie C‘est le 12 avril de cette même année que le photographe Jean-Marie Perrier met en scène la fameuse "photo du siècle" pour le magazine Salut les copains en réunissant 47 vedettes de la génération yé-yé, dont Gainsbourg. Dans un collector sorti à cette occasion, on apprendra que la boisson préférée de Gainsbourg est le Bourbon au ginger ale, son hobby, les filles, son peintre favori Paul Klee, ses musiciens, James Brown et Igor Stravinsky, qu'il aime lire Nabokov. En mai Serge participe au nouveau Sacha Show, il compose pour Michèle Arnaud et pour son fils Dominique Walter, pour Mireille Darc et pour Serge Reggiani (un album exclusivement consacré à Boris Vian) et une comédie musicale Anna qui ne fut rediffusée à la télévision qu'en 1990. Mais une grande rencontre l'attend, une rencontre qui marquera sa vie à jamais…

Elle est belle, sublime, sensuelle, admirée et... mariée au milliardaire Gunther Sachs. Début octobre, Brigitte Bardot enregistre deux titres qu'il a composés pour elle Harley Davidson et Contact. Ils enregistrent les deux titres le 19 et vont souper ensemble dans un petit restaurant de Montmartre… Elle fait le premier pas… il en tombe fou amoureux...En fin d'année le couple enregistre Je t'aime moi non plus.Mais Brigitte se fait rappeler à l'ordre par son mari et par Madame Olga, elle prend peur, et demande à Serge d'arrêter la sortie d'une chanson qui déchaîne déjà la presse à scandale. Leur passion sera aussi intense que brève, Serge en sort accablé, détruit, suicidaire.Il est très déprimé, très affecté, voire suicidaire. Il se retranche dans son pavillon de la rue de Verneuil, mais il s'affiche rapidement avec de jolies femmes et pousse le cynisme jusqu'à tenir un carnet dans lequel il leur attribue une note. Il ne s'attache à aucune. Il tourne aussi beaucoup pour le cinéma. C'est en tournant les essais pour le film de Pierre Grimblat, Slogan que Serge rencontre celle qui va désormais marquer sa vie professionnelle et personnelle, Jane Birkin. Elle a alors 20 ans, un bébé sur les bras, Kate, et vient de divorcer de John Barry, compositeur oscarisé.

La prise de contact se passe très mal, Serge lui reproche de ne pas savoir parler un mot de français, elle se met à pleurer, il attendait Marisa Berenson pour lui donner la réplique, peut-être pour la séduire aussi, et il se retrouve face à une gamine inconnue! En peu de temps ils vont s'apprivoiser pour ne plus se quitter pendant près de douze ans. En aout, Jane part à Saint-Tropez pour le film La Piscine, avec Maurice Ronet, Alain Delon, et Romy Schneider. Françoise Hardy attend Serge à Paris pour travailler avec lui, après lui avoir écrit le texte magnifique de L'anamour Serge accepte de mettre ses mots sur une musique composée par un autre, ça sera l'énorme tube du tout début 1969 : Comment te dire adieu. Ils partent au Népal tourner un film. A leur retour ils s'installent rue de Verneuil, avec Kate Bary, dans cette maison noire du haut en bas, véritable musée imaginaire, fouillis d'objets hétéroclites et précieux. A la fin de l'année 1968 ils enregistrent ensemble, à Londres, une nouvelle version du sulfureux Je t'aime moi non plus. Cette fois, le disque est commercialisé et la version de Gainsbourg-Birkin devient célébrissime, elle fait le tour des discothèques d'Europe et d'outre Atlantique.

Cependant, de nombreux pays interdisent le titre et Gainsbourg lui-même décide de le retirer du premier album qu'il sort avec sa nouvelle compagne. Serge et Jane deviennent un couple hautement médiatique, une période riche et heureuse commence enfin pour lui qui reprend goût à la vie et à la création. L'année 69 est surtout marquée par le scandale provoqué par la sortie du disque Je t'aime moi non plus. Son succès est renforcé par son interdiction. Au 8 septembre 1969, grâce aux Night-club, il s'est vendu 780.000 exemplaires de 45 tours, un mois plus tard, grâce à la censure, le chiffre d'un million et demi de 45 tours est dépassé… On estime que la chanson rapporte dans les mois qui suivent plus de 2 millions de francs à Serge et 1 million à Jane. Dès l'arrivée de Jane, son travail pour d'autres interprètes (féminines), et pour lui-même, se ralentit. Gainsbourg préfère se consacrer à sa vie personnelle stabilisée, et suit sa compagne sur la plupart de ses tournages. Il se consacre beaucoup à Kate, qu'il élève comme sa fille, et à ses parents… Il semble être en panne d'inspiration, en fait il veut frapper fort, bluffer Jane,

il ne "pouvait plus rester un auteur de chansonnettes" c'est pourquoi il compose Histoire de Melody Nelson qu'il définit comme "une vraie comédie musicale symphonique", album entièrement conçu autour de Jane Birkin, et arrangé par Jean-Claude Vannier. Il rentre en studio pour l'enregistrer en janvier 1971. A l'instar de Léo Férré et de Gérard Manset Serge crée un "concept-album", principe novateur d'un fil conducteur reliant tous les morceaux, jugé par la critique comme un album majeur, et qui influencera durablement de nombreux musiciens. Le 22 avril 1971, Joseph Ginsburg meurt brutalement.Le 21 juillet 71 Charlotte fait son entrée dans le monde, dans une clinique londonienne. Serge est fou de joie.Les interprètes continuent de se succéder : Régine, Zizi Jeanmaire, Juliette Gréco, Françoise Hardy. En fin d'année il tente de lancer La décadanse dans les discothèques parisiennes et cannoises, l'idée ne séduit pas et la presse le taxe de mauvais goût. Serge est déçu des résultats de ses deux derniers disques, en avril 1972, il accepte un petit boulot de commande, une chanson publicitaire pour le parfumeur Caron dont les spots passent sur Europe n°1 et Radio Monte-Carlo.

Il ne tourne plus au cinéma. En mai, il se remet à composer des chansons -sketches pour un Top à… consacré à Sylvie Vartan. Serge et Jane sont les invités de Gilbert et Maritie Carpentier. En trio ils interprètent Les filles n'ont aucun dégoût. Pour France Gall il compose Frankenstein et Les petits ballons A la rentrée il se sépare de Vannier et compose le premier album consacré à Jane Di Doo Dah il joue avec sa voix :l collabore pour la première fois avec Jacques Dutronc. Il ne vend pas énormément de disques mais demeure une référence de la chanson française. La jeunesse est séduite par son ton et son allure provocatrice, sous l'influence de Jane, son look change, il adopte définitivement cette "barbe de trois jours", cette allure désinvolte, de buveur et de fêtard. Le 15 mai 1973, il a 45 ans, Serge bénéficie de son premier sursis, première crise cardiaque Il parvient à s'abstenir d'alcool et de tabac pendant les six à huit semaines qui suivent son hospitalisation... pas plus. Sent-il que l'étau ne va pas tarder à se resserrer? Fin septembre, il enregistre Vu de l'exterieur : En avril 1974, pour la première et dernière fois de sa vie, Serge appose sa signature sur un appel à voter pour un candidat, en l'occurrence : Giscard d'Estaing.

L'année 1975 est l'année des changements. Serge se trouve un nouveau producteur : Philippe Lerichomme, et un arrangeur talentueux : Jean- Pierre Sabar (complice d'Hugues Aufray, de Françoise Hardy, et de Claude François). Pour les paroles il s'adresse à… Philippe Labro (grand reporter, cinéaste et parolier). En septembre 75, près d'Uzès, dans le Gard, commence le tournage de Je t'aime moi non plus. Un drame intimiste entre trois êtres, deux homosexuels, Krass violent et taciturne, Padovan, efféminé du genre venimeux, et Johnny petite anglaise androgyne. C'est un film sensible esthétique sur le désespoir, la passion, la mélancolie, la tendresse sans illusion, la désespérance, un film qui met Jane dans des situations difficiles, poussée au bout de l'exaspération des sentiments, au bout d'elle-même… Ce film suscite le scandale dès sa sortie, tout comme l'avait fait l'album Rock Around The Bunker quelques mois plus tôt, rares sont les journalistes à apprécier ce travail à sa mesure, tels Robert Chazal (France-Soir) Henri Chapier, Pierre Tchernia et François Truffaut.

Du coup Je t'aime moi non plus plafonne à 150.000 entrées sur Paris à sa sortie, et ne connaîtra de véritable audience que dans le circuit vidéo, alors que le magazine américain Variety, en mars 1976 le considère comme un "classique des années 70 !" Malgré les louanges de Truffaut pour son film, et le sentiment de fierté artistique qu‘il en tire, Serge se sent mal, il est cruellement déçu par les critiques que rencontre son film, ses derniers disques n'ont pas marché autant qu'il l'espérait… c'est pourquoi il accepte de tourner des films publicitaires sur la proposition de Jacques Séguéla. (avec Brigitte Fossey, Jane Birkin, Marlène Jobert). A la mi-août 76 il met en boite, à Londres, la musique de L'homme à tête de chou, inspiré d'une sculpture de Claude Lalanne qu'il avait acheté quelques années plus tôt.L'album sort en novembre 76 et remporte immédiatement un vif succès, il est acclamé par la critique comme un chef d'œuvre majeur. Perfection poétique, exercices de style étonnants, travail d'orfèvre, introduction de rythmes reggae, du talk-over, (du Rap avant la lettre). C'est un bijou ciselé et peaufiné autant au niveau des textes que de la mélodie. Pourtant sur le plan commercial, il ne remporte qu'un succès modéré.

A la fin de l’année il offre à Jane Ballade de Johnny Jane puis en 1977, il est contacté par Alain Chamfort qui veut casser son image de chanteur à minettes lié à Claude François, et après quelques hésitations, poussé par Jane, il lui écrit l'histoire de Baby Lou, reprise plus tard par Lio, puis par Jane. Il a alors deux gros chantiers : huit chansons pour le nouveau spectacle de Zizi Jeanmaire, et l’album Ex-fan des sixties, pour Jane, une réussite complète. Serge accepte de signer des bandes originales de film, tel Sea Sex And Sun repris par Patrice Leconte pour le film Les bronzés il atteint le 4ème rang du Hit Parade et pulvérise les records de vente. C'est à cette période qu'il est contacté par le groupe de rock français Bijou, avec lequel il chantera 2 deux titres à Epernay et découvrira, à cette occasion, et avec émotion, combien la jeune génération continue à l'aimer. Pour la première fois, au mois de mai 1979, Serge se retrouve N°1 du hi-parade de R.T.L. avec Aux armes et caetera qu'il a enregistré en Jamaïque. Il a contacté les I Threes, choristes des Wailers, par l'intermédiaire de la maison de disques de Bob Marley, ainsi que Sly Dunbar et Robbie Shakespeare (batteur et bassiste).

La promotion du nouvel album a démarré le 1er avril dans l'émission Top Club dimanche, puis de nombreuses invitations dans diverses émissions de télévision se sont enchaînées. C'est un tube gigantesque au printemps 1979, au point qu'il parvient aux oreilles de l'éditorialiste Michel Droit, qui rédige alors un texte méprisant et fielleux dans Le Figaro Magazine, sur ce qu'il nomme : Jane, peinée, a elle aussi réagit au texte nauséabond, et a pris la peine d'écrire à Michel Droit, au sujet duquel Serge propage son aphorisme assassin En gros, l'éditorialiste, révolté par le traitement infligé à l'hymne de la nation, dérape dangereusement et insinue, que Gainsbourg joue un mauvais tour à ses "coreligionnaires" et risque de faire renaître un antisémitisme toujours rampant en bavant sur les vers de Rouget de Lisle. En septembre de la même année "L'affaire de la Marseillaise" prend de l'ampleur, lorsqu'une séance de dédicace de son disque à la foire internationale de Marseille est annulée sous la pression conjointe des associations d'anciens combattants et de l'Union Nationale des parachutistes (UNP). La section marseillaise de l'UNP annonce même son intention d'interdire la vente du disque dans la ville.

Début janvier 1980 Serge doit chanter à Strasbourg, les paras, épaulés par la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie Maroc et Tunisie, menacent d'intervenir physiquement. Le 4 janvier, la mise en place du matériel se passe sans problèmes, dès 19 heures, le public est entré ainsi qu'une soixantaine de paras. Ils ont pour intention d'intervenir dès que Gainsbourg attaquera la Marseillaise. En ville, le Holiday Inn où étaient installés les musiciens est évacué pour cause d'alerte à la bombe, les rastas commencent à paniquer sérieusement, ils se réfugient dans leur bus, Serge se retrouve seul et il décide alors de monter sur scène… et de chanter la vraie Marseillaise. Incroyable spectacle, les paras se lèvent et se mettent au garde-à-vous, même la salle se met à chanter… Le lendemain, à Bruxelles, Serge est assailli par les reporters, les images de la veille sont diffusées à la télé, on le voit enragé, bouleversé, le poing levé, gueulant : "Je suis un insoumis ! Qui a redonné à la Marseillaise son sens initial !".n janvier 1980, il donne 2 concerts à Bruxelles, véritables triomphes. Même succès à Cannes, au Midem où Europe 1 et Philips lui décernent disque d'or et disque de platine. Il publie un comte parabolique, Evguénie Sokolov.

Gainsbarre a t'il détruit Gainsbourg ? La gloire a t'elle détruit le couple mythique ? En tout cas, Serge paye cher le prix de ses excès. Jane, le quitte en aout 1980, emmenant les filles Kate, et Charlotte. Au bout de 12 années de vie commune, ne supportant plus de le voir se détruire et se perdre, elle déserte la rue de Verneuil et le laisse plus désemparé que jamais. Son chagrin est immense, il crève de ne plus voir ses enfants, il touche le fond. Il se jette dans le travail : un album pour Jacques Dutronc, Guerre et pets, la musique du film de Claude Berri Je vous aime et un rôle aux côtés de Catherine Deneuve qui rappelle inévitablement son propre rôle. Pour Catherine il écrit Dieu est un fumeur de havanes qu'il interprètera avec elle. En 81, il lui écrit un album entier, Souviens-toi de m'oublier. Après l'immense succès rencontré par Manureva, Alain Chamfort, le sollicite à nouveau, et pour lui permettre de composer plus tranquillement l'emmène avec lui à Los Angeles dans une luxueuse villa hollywoodienne louée par la maison de disque… Lio, invitée par Alain, et Bambou, la nouvelle compagne de Serge ne s'entendent pas. En fait Serge s'ennuie à Beverly Hills, il se dispute avec Bambou, L'atmosphère est pesante. Il finit par planter Chamfort qui finira l'album avec lui par téléphone.

A cette époque Serge est souvent photographié en compagnie de Caroline Von Paulus, dite Bambou, jeune eurasienne de 21 ans, chinoise par sa mère et allemande par son père.Mauvaises nouvelles des étoiles, son deuxième album reggae enregistré aux Bahamas sort au mois de novembre.Nouveau scandale, en janvier 82 lors de l'émission Droit de réponse animée par Michel Polac et consacrée à la mort de Charlie Hebdo, où Serge s'exhibe affublé d'un long ballon de baudruche qui sort de son pantalon tel un sexe démesuré, les chaises volent ainsi que les injures, Gainsbarre prend le pas sur Gainsbourg, le lendemain l'animateur fait des excuses au journal de 13 heures. Cette même année il devient parrain de Lou, la fille de Jane et de Jacques Doillon. Il s'enfonce dans la déprime, se "cuite" de plus en plus souvent, mais son inspiration est intacte, il est toujours très sollicité par les annonceurs : Gini (avec Bambou), Orelia (sorte d'Orangina américain), Palmolive (shampooing), Friskies (nourriture pour chiens) ou encore Roumillat (fromage) et Anny Blatt (laines). Il compose deux albums, l'un pour Isabelle Adjani, l'autre pour Jane Birkin. En effet Baby Alone In Babylone est considéré comme le plus bel album qu'il ait écrit pour Jane.

Les deux albums obtiennent des disques d'or. Le 11 mars 1984, Serge est l'invité de 7 sur 7, à fond dans le registre "dérision / provocation", il commence par dire qu'il fête son anniversaire "par une cuite, comme tous les jours"... puis, à la question "Les problèmes économiques et sociaux, comment est-ce qu'on vit ça quand on est un des artistes les mieux payés de France ?" de Jean-Louis Burgat et Erik Gilbert, les animateurs de TF1, il sort son briquet de sa poche, et brûle en direct un billet de 500 francs, sous l'œil médusé des journalistes. Malheureusement ce geste est très mal ressenti par le grand public qui l'interprète comme une insulte. La rédaction de TF1, et sa propre boite vont rapidement être submergées de lettres, parmi elles, celle d'un petit garçon de 10 ans qui a pleuré devant son écran en voyant le prix de son vélo s'envoler en fumée. Emu par sa lettre, Serge lui fait envoyer aussitôt une magnifique bicyclette. Le mois suivant, Serge s'envole pour New York accompagné de Philippe Lerichomme son fidèle directeur artistique. Sur les conseils de Jean-Pierre Weiller, il enregistre avec Billy Rush du groupe de Southside Johnny, avec le saxophoniste et les choristes de Bowie. Il part une fois de plus à la rencontre d'un nouveau monde musical, le funk new yorkais.

Au printemps 1985 Serge perd sa mère, Olia, âgée alors de 92 ans. Au même moment, sous l'œil attendri et admiratif de Serge, Jane Birkin monte sur la scène d'un théâtre pour donner la réplique à Michel Picolli dans La fausse suivante. Depuis quelques temps Gainsbourg est l'invité rêvé des plateaux télé, doué pour provoquer des scandales qui font grimper l'audimat, il est de plus en plus souvent sollicité pour des émissions. Alors qu'il participe en direct à l'émission télévisée de Patrick Sabatier, au cours de laquelle il doit répondre aux questions souvent hostiles des téléspectateurs, il établit un chèque de 100.000 francs pour Médecins sans frontières et retourne l'opinion en sa faveur. Le 19 septembre Jack Lang lui offre la croix d'Officier dans l'ordre des Arts et des Lettres. Serge est particulièrement fier d’être directement décoré officier, et non chevalier comme Coluche ou Clint Eastwood. Puis il retourne à New York pour l'enregistrement de son dernier album studio, You're Under Arrest. Du 19 septembre au 27 octobre, il remonte sur scène, au Casino de Paris accompagné de musiciens et de choristes américains qui ne le quitteront plus, il arrête complètement de boire, et se produit en province dans des concerts intitulés C’est ma tournée (23 dates en 26 jours!).

1986 débute par la naissance de Lulu, fils de Serge et de Bambou, le 5 janvier. A l'automne Serge sort son album You're Under Arrest, avec sa reprise masculinisée de Mon Légionnaire, et Aux Enfants De La Chance où l'on découvre un Gainsbourg moralisateur qui suggère de faire la peau aux dealers de drogue. La presse est plutôt positive, il vend plus de 100.000 albums mais continue à s'enfoncer dans la déprime. Son entourage s'inquiète pour lui et l'encourage à se faire soigner, quitte à partir à l'étranger mais il préfère s'étourdir de travail et faire la tournée des boites. Malgré ses problèmes de santé, Serge monte sur la scène du Zénith accompagné de ses musiciens américains, en mars 88, pour sept soirées. Au cours de l'une d'elles il présente Lulu à son public. Il part ensuite en tournée dans toute la France. Il participe aux Franco-folies de La Rochelle, au festival de Montreux en Suisse et il donne même des concerts au Japon à Tokyo et Osaka. Mais sa santé se détériore et son moral aussi. Plongé dans sa détresse, il grossit, sa vue baisse, il marche avec une canne, et continue à boire et à fumer sans retenue.Serge s'ennuie… Thomas Dutronc, 15 ans, lui tient compagnie de temps à autres

Au début de l'année 89 il est hospitalisé à cinq reprises, les médecins se montrent très alarmistes, et l'avertissent du risque de cécité qu'il encourt. Au mois de Mars, il sort un album pour Bambou Made In China mais c'est un échec commercial. Bambou n'a aucune formation musicale et Serge est en panne d'inspiration. Au mois d'avril il subit une ablation d'une tumeur au foie, l'opération dure plus de six heures. En mai il est l'invité de Nulle part ailleurs, sur Canal+, et apparaît en forme, gai, enjoué, vif, et… à jeun. Les médecins lui ont strictement interdit l'absorption d'alcool, il s'y tient, pendant quelques mois seulement. A l'automne sort un coffret de 9 CD De Gainsbourg à Gainsbarre assorti d'une pub qui veut déjouer le destin : "Gainsbourg n'attend pas d'être mort pour être immortel".Une semaine plus tard il entre en urgence à l'hôpital américain suite à un malaise cardiaque.En 1990 sort le film Stan the flasher dont il a écrit le scénario Serge est épuisé physiquement, il ne soigne toujours pas sa déprime, mais prend ses vacances d'été dans l’Yonne, à la campagne, ce qui ne lui ressemble guère.

Il y retournera en décembre rejoint pour les fêtes par Bambou et Lulu, pour lesquels il fera tirer un feu d'artifice. En janvier 1990, souhaitant se retrouver avec ses enfants, il organise un voyage à la Barbade avec Charlotte et Lulu, mais seule Charlotte pourra l'accompagner. Derniers instants de complicité entre le père et la fille… Là bas un médecin décèle un kyste sur la nuque de Serge signifiant que la maladie gagne du terrain. De retour à Paris son état devient sérieux et préoccupant. Il ne sort pratiquement plus de chez lui.Le 1er mars 1991, Bambou l'invite avec Charlotte au Bistrot de Paris pour fêter son anniversaire. Il lui demande de ne pas emmener Lulu. En la quittant il convient de l'appeler le lendemain pour qu'elle vienne lui rendre visite avec Lulu. Bambou attend son coup de fil toute la journée, à 22 heures n'y tenant plus, elle se rend rue de Verneuil, et doit faire défoncer la porte par les pompiers. Serge est retrouvé sur son lit, terrassé par une crise cardiaque, mort sans douleur semble t'il. Comme Boris Vian, il avait oublié de prendre sa pilule pour le cœur. Le 2 mars 1991 à 1 heure du matin, l'annonce de sa mort est officielle. Petit à petit, devant son domicile, la foule d’admirateurs se rassemble en silence.

Discographie

A poil ou à plumes Abomey Accordéon (l') Adieu Bijou Adieu, créature ! Aéroplanes Ah Melody ! Alcool (l') Alice hélas Ami Caouette (l') Amour à la papa (l') Amour, année zéro Amour consolation Amour en soi Amour de moi (l') Amour en privé (l') Amour jamais Amour sans amour Amour-prison Amours des feintes Amours perdues (les) Anamour (l') Anatomie d'un mouvement (B.O du court métrage, inédite) Animals (les) Anna (B.O. du film) Anthracite (l') Antoine le casseur Apocalypstick Appareil à sous Aquoiboniste (l') Arc-en-ciel Ardoise

  • Liste des titres

Arthur Circus Asphalte Assassinat de Franz Lehar (l') Attends ou va-t'en Au charme non plus Aux armes et caetera Aux enfants de la chance Avant-guerre c'est maintenant (l') Baby Alone In Babylone Baby Boum Baby Lou Baby Pop Bad News From The Stars Baille baille Samantha Ballade comestible Ballade de Johnny Jane (la) Ballade de la vertu (la) Ballade de Melody Nelson Ballade des oiseaux de croix (la) Bambou Bana Basadi Balado Base-ball Baudelaire Beau oui comme Bowie Bébé gai Bébé Polaroid

  • Liste des titres

Bébé Song Belinda Belle et le blues (la) inédite jusqu'en 1993 Betty Jane Rose Biche aux yeux clairs (la) Bise aux hippies (la) Black & White Black Trombone Bleus sont les plus beaux bijoux (les) Bloody Jack Bonheur c'est malheureux (le) Bonnie and Clyde Boomerang Boum badaboum Bras mécanique (le) Brigade des stups Bronzés (les) (B.O. du film) Bubble Gum Bye Bye Mister Spy (B.O. du film)

  • Liste des titres

Bibliographie

Chansons Cruelles (Tchou, 1968) (Ed. Eric Losfeld, Paris 1971) Evguenie Sokolov (Gallimard, 1980, et Folio, 1985) Au Pays des Malices (Le Temps singulier/Plasma, Nantes, 1980) Texte et photographies de Gainsbourg (Ed. Filipacchi, 1981) Black Out De Serge Gainsbourg et Jacques Armand (Humanoïdes associés, 1983) Gainsbourg Par Serge Gainsbourg, Alain Coelho et Franck Lhomeau (Denoël, 1986, 1992) Mon Propre Rôle (Tome 1) (Denoël, 1987) Mon Propre Rôle (Tome 2) (Denoël, 1991) Ou es-tu Mélody ? De Gainsbourg et Lusse (Vents d´Ouest, 1987) Mauvaises Nouvelles des Etoiles (Le Seuil, 1991) Dernières Nouvelles des Etoiles (Plon, 1994)

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