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Elle
apparaît pour la première fois
à l'écran en 1952 dans "Le
trou normand" aux côtés de
Bourvil c'est Jean Boyer qui la découvre,
puis Willy Rozier lui donne la vedette de Manina,
la fille sans voile,
puis Sacha Guitry, René Clair, Anatole
Litvak et Marc Allégret.
Roger
Vadim la propulse au firmament de la célébrité
avec le rôle qui lui offre dans Et
Dieu créa la femme. Brigitte y
démontre toute la sauvagerie et la sensualité
dont elle est capable dans une danse sensuelle
et qui demeure un morceau d'anthologie cinématographique.
Elle dira: "Je
ne jouais pas, j'étais".
Sans le vouloir elle crée son style.
Toutes les jeunes filles copient son maquillage,
sa façon de s'habiller.
Le mythe Bardot est né.
Journalistes
et photographes s'en donnent à cœur
joie, Brigitte est épiée, poursuivie,
traquée, sa vie fait couler beaucoup
d'encre! Elle devient une valeur commerciale
sûre.
En juin 1959 elle épouse Jacques Charrier
dont elle aura un fils en janvier.
De
grands cinéastes la sollicitent, Robert
Wise, Claude Autant-Lara, Christian-Jacques,
Henri-Georges Clouzot, Henri Verneuil, Pierre
Gaspard-Huit. Jean-luc Godart lui offre un premier
rôle dans Le
mépris
aux côtés de Michel Piccoli.
En
1963 elle divorce de Jacques Charrier et épouse
Gunther Sachs, un riche industriel allemand.
Elle anime les nuits folles de Saint-Tropez,
donnant à cette ville un air de fête
permanent, un espace de liberté d'être.
Elle est la locomotive des nuits tropéziennes.
Avec ses ensembles en vichy rose elle devient
l'emblème des années 60.
Le
général de Gaulle l'invite à
L'Elysée. Elle se présente en
costume mi-dompteur mi-militaire, aucune femme
n'aurait osé le faire (le pantalon n'entrant
pas dans le cadre du protocole admis pour une
réception officielle) mais le général
ne semble pas s'en offusquer.
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