Gilles Verlant

Gilles Verlant

En 1985, j'ai eu l'envie de devenir son biographe parce qu'un jour, accidentellement, j'avais écrit cette phrase qui m'avait intrigué :

"Gainsbourg cache son immense pudeur poétique sous un masque de bouleversante obscénité".

J'ai voulu savoir pourquoi je l'aimais tant, pourquoi ses chansons me parlaient mieux que toutes les autres.Pourquoi, à l'époque où je n'écoutais que du rock anglo-saxon, il était le seul Français qui trouvait grâce à mes yeux.
Or, tout était résumé dans cette phrase dictée par l'inconscient.

Gainsbourg et Gainsbarre.
Le poète et le provocateur. Le timide et l'exhibitionniste. L'esthète et le scato. Le prude et le pornographe. Le dandy et le voyou. Le milord et l'arsouille. Le pleurnicheur et le matamore. Le farceur et le désespéré. Le bouffon et le tragédien. Le rêveur et l'égotiste. Le génie et le faussaire.
Et au cœur de tout ce tumulte, le garçon sauvage, Lucien Ginsburg.

Le mythe Gainsbourg commence ici.

That's it, man.

source : Gilles Verlant