Il avait à la
fois un grand appétit de vivre et un grand
mal de vivre. C’est quelqu’un qui s’ennuyait
très facilement , qui avait besoin que les
choses bougent autour de lui, qui avait besoin d’agir,
d’écrire, de faire des choses. Sinon
il était dans le trou.
Il avait une grande
délicatesse, une grande pudeur, une vulnérabilité
qu’il a essayé toute la vie de compenser
en essayant d’être quelqu’un d’autre
que ce qu’il était. Pour être moins
vulnérable, moins sensible, il a voulu jouer
les durs et les cyniques et il a fini par le devenir,
en partie...
Il était par
moments désarmant, adorable, complètement
attachant. Plein de charme. Et à d’autres
moments tout à fait odieux et égocentrique.