Juliette Gréco

Juliette Gréco

Les gens pensaient :

"Il est moche ! il est laid !
Comment peut-on ?"

Il a eu une revanche exemplaire qu’il méritait grandement. Mais il en est quand même mort, de ce non-amour du départ.

Moi, à l’époque, je disais qu’il était beau. Je le trouvais beau. Ce qui m’a plu dans ses chansons, c’est lui. C’est un homme passionnant, séduisant, d’une grande tendresse. J’aimais Il était une oie, sorte de portrait cruel mais vrai d’un certain type de fille.

Ce n’est pas parce qu’il dit la vérité qu’il est misogyne. Il n’y a pas chez lui la moindre bassesse, mais une grande lucidité. Il m’a donné une toile de lui, la seule qu’il n’avait pas détruite, jetée ou brûlée, l’une des choses les plus tendres que j’aie vues.

J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux.