C'était quand
même le dernier héritier de Breton, de
Queneau, de Vian, de Prévert.
De Rimbault aussi.
Il fait partie des auteurs qui décident de
votre vie, qui vous amènent à vouloir
quelque chose très tôt, et le vouloir
à tout prix. En ça, il était
conducteur d'absolu. Pour moi, c'était "l'homme
qui a les chevilles au vent". Il ne délirait
jamais, c'était les moments qui était
délirants. Lui était diaboliquement
concret. Ce qu'il avait à montrer était
en plein dans la réalité.
Il pouvait être
brutalement mégalomane aussi, comme Marguerite
Duras. Il a toujours tout dit sur lui, à fond.
A travers la connaissance privée que nous avons
de lui, les photos, sa vie, ses femmes, ses enfants,
ses lubies, ses fantasmes, sa biographie, il l'avait
écrite.
En fait, il a tout précédé.
source : VSD