S.G : Je ne tiens
pas du tout à être psychanalysé.
Je n’admettrais pas qu’un de mes semblables
s’immisce dans les tréfonts de mes pensées
; je trouve cela inconcevable.
Aucun artiste
n’en a besoin : a priori, c’est dans leur
œuvre qu’ils projettent leurs malformations.
[…]
Ça fait
trente ans que je prends des barbituriques pour dormir.
Sans cela, je rêve, je gamberge, je me raconte
des histoires.
Elle
: Qui deviennent des films, des chansons ?
S.G
: Pas du tout, c’est l’évasion,
la fantaisie, l’imaginaire pur.
Les chansons,
je n’y pense jamais, sauf quinze jours avant
l’échéance.