a Tribute to Serge Gainsbourg
La biographie de Serge Gainsbourg
La discographie de Serge Gainsbourg
La filmographie, les films de Serge Gainsbourg
La bibliographie, les livres de Serge Gainsbourg
L'Intégrale des titres de Serge Gainsbourg
Les témoignages sur Serge Gainsbourg
Le Guest Book
Les paroles des chansons de Serge Gainsbourg
Les aphorismes de Serge Gainsbourg
Interviews de Serge Gainsbourg, gainsbourg sur paroles
Zooms sur... Django Reinhardt, Alain Goraguer, Le Milord, Boris Vian, Michèle Arnaud
La Biographie de Serge Gainsbourg, de 1928 à 1949
1928 à 1949
"J’étais timide et laid.
Je suis très tôt devenu misanthrope..."
 

La Biographie de Serge Gainsbourg,
de 1928 à 1949.


Les résultats scolaires de Lucien à partir de la 1ère deviennent désastreux. Ainsi, malgré la peine et la déception causée à ses parents, il ne passera jamais son bac, à 17 ans il interrompt ses études, et probablement sous la douce et ferme pression de maman Olia, il s'inscrit en Archi aux Beaux Arts...
Mais au bout de deux ans, complètement largué en math, il abandonne l'archi et se consacre à la peinture. Il peint dans sa chambre mansardée, toujours à la recherche de la perfection, jamais satisfait de lui-même. Ses modèles sont Bonnard, Cézanne, André Lhote, Delacroix, Le Titien, Géricault, et surtout Courbet. Il apprécie les couleurs claires, très estompées.
Sa peinture est fine et vaporeuse. Pour se faire quelques sous il gratte la guitare le samedi soir, dans les bals, les dancings, les noces, il est très influencé par Django Reinhardt.

Au printemps 47, à l'académie Léger, il rencontre celle qu'il épousera en 1951, Elisabeth Levitsky. Elle est belle sophistiquée, mannequin de mode, fille d'aristocrates russes immigrés.

Le fantassin de deuxième classe Ginsburg a du mal a supporter la discipline militaire. Pour avoir fait le mur et désobéi il se retrouve en prison pendant trois mois. Cet appel sous les drapeaux en novembre 1948 lui donne l'occasion de prendre goût aux vertus décomplexantes et dés-inhibitrices de l'alcool mais il connaîtra là de grands moments de désespoir, ne supportant pas la promiscuité il songe à déserter et souffre de cet univers clos et rustique.

Enfin le 14 novembre 1949 le calvaire s'achève, fin du service militaire, retour à la vie civile et à la peinture, la dèche est permanente. Il en bave, mais il est amoureux et il peint.
Il reprend les concerts avec sa guitare :

"Mon père voulait que je continue la peinture. Seulement un jour, il me dit: "C'est bien joli tout ça, mais il faut maintenant que tu gagnes ta vie". Alors je me suis mis un peu à bosser la guitare sèche. […]
Mon père me trouvait ce qu'on appelait des cachets".

Il abandonne peu à peu ses pinceaux :

"La peinture m'a marqué. J'avais trouvé là un art majeur qui m'équilibrait intellectuellement. La chanson et la gloire m'ont déséquilibré. J'étais heureux avec la peinture, [je m’en veux tant] d'avoir eu la lâcheté d'abandonner…[…] J'étais quand même assez doué, on m'avait prédit une carrière fulgurante en peinture et je n'y croyais pas. Je détruisais mes toiles, je n'ai plus rien… Mon regret c'est de ne pas avoir vécu les époques surréaliste et dadaïste, c'était trop tard…".

 

chapitre 2, page 1/2

 
Django Reinhardt
Serge Gainsbourg et Elisabeth Levitsky
© 2001-2005 gainsbourg.org
 
Akajou, Studio de création, graphiste freelance