Sa Biographie,
de 1982 à 1985
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Le 11 mars 1984,
Serge
est l’invité de "7
sur 7", à fond
dans le registre "dérision / provocation",
il commence par dire qu’il fête son anniversaire
"par une cuite, comme
tous les jours"...
puis, à la question "Les problèmes
économiques et sociaux, comment est-ce qu'on
vit ça quand on est un des artistes les mieux
payés de France ?" de Jean-Louis
Burgat et Erik
Gilbert, les animateurs
de TF1,
il choisit d’illustrer sa réponse de la
manière la plus imagée qu’il soit
: il sort son briquet de sa poche, et brûle en
direct un billet de 500 francs, sous l’œil
médusé des journalistes.
"On va tellement
dans le foutoir que bientôt c'est plus du café
qu'on va boire, c'est de l'eau chaude,
dit-il. Et maintenant
je vais vous dire ce qu'est le racket des impôts.
Là, ce n'est pas une parabole, c'est physique...
Je prends un billet de 500 balles. Je suis taxé
à 74%, hein ? Je vais vous montrer ce qui me
reste. C'est illégal ce que je vais faire là,
mais je vais le faire quand même, si on me fout
en taule, j'en ai rien à cirer. J'arrêterai
à 74% […] Il ne faut quand même pas
déconner, ça, c'est pas pour les pauvres,
c'est pour le nucléaire... Voilà ce qui
me reste sur les 500 balles. J'aimerais que les pauvres
aient tous des Rolls. Et moi, j'ai vendu la mienne.
Voilà le socialisme".
Bertrand de Labbey
: "C’était
une provocation intéressante. Serge
avait un rapport particulier à l’argent
: à la fois volonté d’être
respecté mais en même temps, par orgueil,
montrer qu’il n’était pas attaché
aux choses matérielles".
Malheureusement ce geste est très mal ressenti
par le grand public qui l’interprète comme
une insulte. La rédaction de TF1,
et sa propre boite vont rapidement être submergées
de lettres, parmi elles, celle d’un petit garçon
de 10 ans qui a pleuré devant son écran
en voyant le prix de son vélo s’envoler
en fumée. Emu par sa lettre, Serge
lui fait envoyer aussitôt une magnifique bicyclette.
Charlotte
elle-même est chahutée à l’école.
Le mois suivant,
Serge
s’envole pour New York accompagné de Philippe
Lerichomme son fidèle
directeur artistique. Sur les conseils de Jean-Pierre
Weiller, il enregistre avec
Billy Rush
du groupe de Southside
Johnny, avec le saxophoniste
et les choristes de Bowie.
Il part une fois de plus à la rencontre d’un
nouveau monde musical, le funk new yorkais.
C’est Serge qui
choisit pour la pochette du disque une photo qui le
représente en mère maquerelle ou travesti
sophistiqué, fine cigarette, faux ongles laqués,
bijoux, il voulait être "très
belle" disait-il à
William Klein
.
En effet, "Love
On The Beat"
aborde le thème
de l’homosexualité ("Kiss
Me Hardy",
"I’m The Boy That Can Enjoy Invisibility",
et aussi celui de l’amour fou, platonique mais
sensuel, pour sa fille Charlotte
“Lemon Incest
”. "Images
choc pour disque brut. Plan provoc, Gainsbarre en rut…
" résume fort
justement Gilles
Verlant.
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