Après l’immense succès
rencontré par "Manureva",
Alain Chamfort, le sollicite
à nouveau, et pour lui permettre de composer
plus tranquillement l’emmène avec lui à
Los Angeles dans une luxueuse villa hollywoodienne louée
par la maison de disque…
Lio,
invitée par Alain,
et Bambou,
la nouvelle compagne de Serge
ne s’entendent pas. En fait Serge
s’ennuie à Beverly Hills, il se dispute
avec Bambou,
L’atmosphère est pesante. Il finit par
planter Chamfort
qui finira l’album avec lui par téléphone.
"Gainsbourg
ne se foulait pas, ça a été vraiment
dur pour Alain.
S’il a finalement écrit des textes comme
"Malaise
en Malaisie"
ou "Bambou"
c’est parce que Alain
était tout le temps derrière lui et le
poussait au cul." atteste
Lio.
A cette époque
Serge
est souvent photographié en compagnie de Caroline
Von Paulus, dite Bambou,
jeune eurasienne de 21 ans, chinoise par sa mère
et allemande par son père. "Gainsbourg
était fasciné par le fait que Bambou
était junkie. Une sorte de curiosité malsaine,
parce qu’elle osait aller jusqu’au bout
de cette logique autodestructrice qui était aussi
la sienne… Il disait avec une sorte de détachement
: "Ouais,
la petite, elle exagère, j’ai encore retrouvé
des seringues dans la salle de bains!"
" explique Chamfort.
"Mauvaises
nouvelles des étoiles",
son deuxième album reggae enregistré aux
Bahamas sort au mois de novembre. Libération
le résume comme suit : "L'album
le plus fumiste - et partant, le plus fameux, peut-être
- de sa carrière.
100% reggae. 100% pathétique. 100% émouvant.
100% provocant. 100% magistral. Du Gainsbourg, plus
cynique et élégant que jamais, plus urgent
et plus "par-dessous-la-jambe" aussi."
C’est vrai que depuis quelques temps et de plus
en plus souvent "Gainsbourg
se barre et Gainsbarre se bourre".
Le grand public ne s’en rend pas encore bien compte.
Alain
Bashung, fervent admirateur, hérite d’un
album "Play
Blessures".
En fin d’année
lors d’une vente aux enchères, et deux
ans après le scandale de "La
Marseillaise" il acquiert un des deux manuscrits
de l’hymne national, signé Rouget
de L’Isle et daté de 1833,
pour 130.000 francs.
|
|
Sa Biographie,
de 1980 à 1982
|
|