Sa Biographie,
de 1980 à 1982
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En janvier 1980,
il donne 2 concerts à Bruxelles, véritables
triomphes. Même succès à Cannes,
au Midem
où Europe 1
et Philips
lui décernent disque d’or et disque de
platine. Il publie un comte parabolique, "Evguénie
Sokolov".
"Evguénie,
c'est un type qui se détruit sciemment parce
qu'il veut la gloire et la gloire le détruit,
donc c'est quelque part autobiographique"
dit-il.
Gainsbarre
a t’il détruit Gainsbourg
?
La gloire a t’elle détruit le couple mythique
?
En tout cas, Serge
paye cher le prix de ses excès. Jane,
le quitte en aout 1980,
emmenant les filles
Kate, et Charlotte.
Au bout de 12 années de vie commune, ne supportant
plus de le voir se détruire et se perdre, elle
déserte la rue de Verneuil et le laisse plus
désemparé que jamais. "Jane
est partie par ma faute, confiait
Serge quelques temps après,
je faisais trop d'abus, je rentrais complètement
pété, je lui tapais dessus.
Quand elle m'engueulait, ça me plaisait pas :
deux secondes de trop et paf.. elle en a subi avec moi
mais ensuite c’est devenu une affection éternelle.
[…]
J’ai eu une fille en or mais elle s’est
tirée. […] Elle m’a jeté et
c’était bien fait pour ma gueule, puisque
j’lui cassais la sienne".
Son chagrin est immense, il crève de ne plus
voir ses enfants, il touche le fond.
Il se jette dans
le travail : un album pour Jacques
Dutronc, "Guerre
et pets", la musique
du film de Claude
Berri "Je
vous aime" et un
rôle aux côtés de Catherine
Deneuve qui rappelle inévitablement
son propre rôle. "Claude
Berri s’est inspiré
de ma vie, d’une certaine façon. Dans le
scénario, je fais souffrir Catherine.
J’ai été méchant, moi aussi,
très méchant".
Pour Catherine
il écrit "Dieu
est un fumeur de havanes"
qu’il interprètera avec elle.
En 81,
il lui écrit un album entier, "Souviens-toi
de m’oublier"
que
Libération chroniquera
quelques mois plus tard, assorti d’un calembour
à la Gainsbarre
: "Deneuve ? non,
D’occase !".
La réaction de Catherine
à cette grossièreté sera télégraphique
et sans appel : "Vous
ne serez jamais assez ivre à mes yeux pour justifier
vos jeux de mots à Libération STOP Il
faut savoir résister à certaines tentations
STOP Vous ne pourrez jamais noyer vos regrets et malgré
vos triomphes je sais que vous êtes inconsolable
pour des raisons qui ont cessé de m’intéresser
STOP J’avais de l’affection pour vous mais
plus d’indulgence serait complaisant". |