Dans son autobiographie, Brigitte
résume ainsi ses sentiments, a propos de
"Je t’aime moi non plus"
: "Je crus mourir
lorsque j’entendis, un peu plus tard, l’enregistrement
de cette chanson interprétée par Serge
et Jane. Mais c’était dans l’ordre
des choses! Je n’en voulu jamais ni à l’un
ni à l’autre. Au contraire je m’en
voulus à moi, de ma lâcheté, de
mon manque de décision, de ma façon de
croire que tout m’était dû, du mal
que j’ai pu faire inconsciemment et qui me retombait,
comme un pavé sur le cœur".
L’année
69
est surtout marquée par le scandale provoqué
par la sortie du disque "Je
t’aime moi non plus".
Son succès est renforcé par son interdiction.
Au 8 septembre 1969,
grâce aux Night-club, il s’est vendu 780.000
exemplaires de 45 tours, un mois plus tard, grâce
à la censure, le chiffre d’un million et
demi de 45 tours est dépassé… On
estime que la chanson rapporte dans les mois qui suivent
plus de 2 millions de francs à Serge
et 1 million à Jane.
Dès l'arrivée
de Jane,
son travail pour d'autres interprètes (féminines),
et pour lui-même, se ralentit. Gainsbourg
préfère se consacrer à sa vie personnelle
stabilisée, et suit sa compagne sur la plupart
de ses tournages. Il se consacre beaucoup à Kate,
qu’il élève comme sa fille, et à
ses parents…
Il semble être en panne d’inspiration, en
fait il veut frapper fort, bluffer Jane,
il ne "pouvait plus
rester un auteur de chansonnettes"
c’est pourquoi il compose "Histoire
de Melody Nelson"
qu’il définit comme "une
vraie comédie musicale symphonique",
album entièrement conçu autour de Jane
Birkin, et arrangé
par Jean-Claude
Vannier.
Il rentre en studio pour l’enregistrer en janvier
71.
Le disque est un énorme succès public
et la critique parle de "chef-d’œuvre".
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Sa Biographie,
de 1967 à 1973
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