"Je sais que c’est épuisant de vivre avec moi. Il faut prendre des risques. Moi, c’est le genre formule 1, c’est pas la 2CV"


1980-1982 / Chapitre 8
 

 


Dans son autobiographie, Brigitte résume ainsi ses sentiments, a propos de "Je t’aime moi non plus" : "Je crus mourir lorsque j’entendis, un peu plus tard, l’enregistrement de cette chanson interprétée par Serge et Jane. Mais c’était dans l’ordre des choses! Je n’en voulu jamais ni à l’un ni à l’autre. Au contraire je m’en voulus à moi, de ma lâcheté, de mon manque de décision, de ma façon de croire que tout m’était dû, du mal que j’ai pu faire inconsciemment et qui me retombait, comme un pavé sur le cœur".

L’année 69 est surtout marquée par le scandale provoqué par la sortie du disque "Je t’aime moi non plus". Son succès est renforcé par son interdiction.

Au 8 septembre
1969, grâce aux Night-club, il s’est vendu 780.000 exemplaires de 45 tours, un mois plus tard, grâce à la censure, le chiffre d’un million et demi de 45 tours est dépassé… On estime que la chanson rapporte dans les mois qui suivent plus de 2 millions de francs à Serge et 1 million à Jane.

Dès l'arrivée de Jane, son travail pour d'autres interprètes (féminines), et pour lui-même, se ralentit. Gainsbourg préfère se consacrer à sa vie personnelle stabilisée, et suit sa compagne sur la plupart de ses tournages. Il se consacre beaucoup à Kate, qu’il élève comme sa fille, et à ses parents…

Il semble être en panne d’inspiration, en fait il veut frapper fort, bluffer
Jane, il ne "pouvait plus rester un auteur de chansonnettes" c’est pourquoi il compose "Histoire de Melody Nelson" qu’il définit comme "une vraie comédie musicale symphonique", album entièrement conçu autour de Jane Birkin, et arrangé par Jean-Claude Vannier.

Il rentre en studio pour l’enregistrer en janvier
71.
Le disque est un énorme succès public et la critique parle de
"chef-d’œuvre".

 


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Sa Biographie, de 1967 à 1973


Brigitte Bardot

Jane Birkin et Serge en studio

Jane Birkin